Entèvyou avèk Roger Gaillard sou Rosalvo Bobo ak sou batay rebèl Caco yo, 9 mas 1968

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Telechaje: Entèvyou avèk Roger Gaillard sou Rosalvo Bobo ak Cacoïsme, 9 mas 1968 (1)

Entèvyou avèk Roger Gaillard sou Rosalvo Bobo ak Cacoïsme, 9 mas 1968 (2)

DESKRIPSYON

Istoryèn Roger Gaillard pale de rechèch li sou okipasyon maren Meriken yo (1915-1934), sitou sou anti-enperyalis, mouvman rebèl Caco kont Meriken yo, ak politik ak pèsonalite Rosalvo Bobo. Entèvyou Jean Dominique.

4 Comments

  1. Charles Alabre

    Thank to Radio Haiti for this historic lesson. I think that part of our history have to be teach to our children.

  2. stanley jean-mary

    Un coin d’histoire du pays ( Haiti)

  3. Serge Boursiquot

    C’est une tranche d’histoire qu’on devrait enseigner a nos enfants.Thank you so much to Radio Haiti for that part of our history

  4. Kèk sitasyon nan entèvyou sa a:

    Roger Gaillard: « Eh bien, le cacoïsme, on peut dire qu’il y a, qu’il y a, trois étapes du cacoïsme. Bien, il y a le cacoïsme de Peralte qui a été un cacoïsme anti-impérialiste de façon très nette. Il y a le cacoïsme entre la chute de Bobo et le soulèvement de Peralte qui a été un cacoïsme d’hommes politiques haïtiens qui ont constanté que l’américain leur avait coupé la voix du pouvoir et qui ont melangé leurs ambitions politiques personnelles et un anti-américanisme sincère. Il y a eu le cacoïsme d’avant Bobo, et ce cacoïsme, c’est, ce sont des mercenaires, ce sont des paysans, des paysans du nord »
    « Je me suis rendu compte que pour comprendre l’insurrection de Péralte, il fallait comprendre les premiers moments de l’occupation, et que pour comprendre cette occupation il fallait remonter plus haut, il fallait aller jusqu’à la période qui l’avait précédée, la période haïtienne, et c’est ainsi que dans le cercle de Charlemagne Péralte, j’étais amené à approfondir l’histoire d’Haïti entre, disons, 1910 et 1920 en faisant des recherches à la bibliothèque des Frères de l’Instruction Chrétienne, dans les livres, surtout en allant dans les montagnes, dans les mornes d’Haïti, en interviewant les derniers cacos vivants, en allant à Washingtion à la bibliothèque du Congrès, à Londres… c’est ainsi que je pus constituer une masse de documents qui compte à peu près actuellement 4 à 5 000 pages sur la période de l’occupation et sur les causes, les antécédents de l’occupation. »
    « Il ne faut pas oublier que euh vers les années 1911, 1910 les jeunes Haïtiens étaient tous euh animés du désir de faire quelque chose pour ce pays qu’ils voyaient s’en aller à cause des guerres fratricides, des batailles entre les barons fédataires–j’appelle ainsi les gros propriétaires terriens, généraux du nord, du nord, du centre, du sud qui se bataillent. Alors, les jeunes Haïtiens ont tous essayé de changer la situation, et il n’y avait qu’un moyen de changer la situation : c’était la guerre civile, c’était l’insurrection. Et nous sommes parfois très durs à l’égard de ces jeunes gens qui au bout du matin prenaient les armes et s’en vont dans les montagnes. Ben, c’est parce que il n’y avait pour à cette époque que cette seule route là.
    Et Bobo fait parti de ce milieu révolutionnaire entre guillemets. Mais Bobo a quelque chose en plus. C’est que Bobo a compris, parce qu’il a vécu aux Etats-Unis. Il a compris très vite que on ne pouvait pas séparé le problème haïtien du problème du canal du Panama. On ne pouvait pas séparer le problème haïtien du problème global américain. Le problème du développement de l’Amérique latine. »
    « Je pense que les génies politiques…ce sont des gens qui ont fait une chose fondamentale au départ. Cette chose, c’est de briser l’ancien instrument politique que leur alloquer le passé et de forger un nouvel instrument et de se batter avec cet instrument… Tandis que Bobo se contente du cacoïsme de son époque. »
    « Il y a eu le cacoïsme d’avant Bobo, et ce cacoïsme, c’est.. Ce sont des mercenaires. Ce sont des paysans du nord, de Terrier Rouge. D’ailleurs, j’ai fait une étude sur la dégradation de l’agriculture dans le nord et qui explique comment spontanément ces paysans cherchent à résoudre leurs problèmes d’une façon aveugle, d’une façon irrégulière, d’une façon non-révolutionnaire en suivant sur la, vers Port-au-Prince des hommes qui leur donnent, qui leur promettent à Port-au-Prince des moyens financiers extraordinaires. »
    « Mais.. je ne crois pas.. je crois que nous devons nous divorcer de l’habitude de penser que les hommes sont ou tout grand, ou tout petit. Nous sommes un mélange des deux… Nous devons essayer de voir les gens avec leur manoeuvre, avec leur ruse, avec leur faiblesse, avec leur défaite… Nous sommes tout entiers dans la victoire, et nous sommes tout entiers aussi dans la défaite. »

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